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La société au XIX siècle
Niveau n°3
La révolution industrielle a pour cadre
, et non plus l'atelier artisanal.
En 1914, 28% des travailleurs exercent encore leur activité chez eux, notamment les ouvrières du
, mais cela n'empêche pas le développement des usines.
D'une façon générale, la condition ouvrière a tendance à s'améliorer dans la deuxième moitié du XIX° siècle et au début du XX° : beaucoup de familles continuent de vivre dans des logements
, nombre d'ouvriers n'ont que leur matelas pour seule richesse, mais ils mangent mieux, davantage de
et de viande.
A partir de 1890, les gouvernements réduisent la journée de travail (10 heures à la veille de la guerre), suppriment le livret ouvrier, rétablissent le
hebdomadaire (supprimé en 1880). Mais les
, maladie, familiale et vieillesse sont inexistantes.
Les revenus patronaux ont eux beaucoup plus vite augmenté, et une grande
d'affaires, capitaliste, apparue sous le Second Empire, vient étoffer les rangs des hauts fonctionnaires et des grands notables.
La bourgeoisie dans son ensemble diffuse un mode de vie fait de goût pour le travail bien fait, en prenant son temps, pour les
tranquilles, sensible pendant " la Belle Époque ".
Avant guerre de 1914 1918, la société française reste majoritairement peuplée de
, mais l'urbanisation progresse (31 % de citadins en 1870, 47% en 1911 ; la proportion sera renversée seulement à partir de 1928).
Cette urbanisation est directement liée à l'industrialisation : elle est nourrie par l'exode
qui se fixe dans les usines des faubourgs et des banlieues des cités industrielles. Usines, entrepôts, logements ouvriers s'installent à la périphérie des villes.
La naissance de la banlieue crée les premières
: la ville absorbe les communes périphériques (Paris annexe ainsi les communes de Montmartre, Belleville, Grenelle... en 1860) gagnant encore en espace.
Des régions rurales entières se
(les Alpes, le Massif Central) alors que de véritables régions industrielles se forment ou se développent autour des gisements de
(dans le Nord, autour du Creusot ou de Saint Etienne), de l'hydroélectricité (Grenoble) ou de savoir-faire industriels anciens (Paris, Lyon, Lille, Rouen ... )
Alors que la France est entrée dans une période de stagnation démographique, les migrations d'Italiens, de Polonais (comme Marie Curie, née Sklodowska), de Belges viennent alimenter les
d'ouvriers.
CORRECTION
OK
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